Élagage du marronnier d’Inde (Aesculus hippocastanum, Sapindacées)

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Le marronnier d’Inde (Aesculus hippocastanum L. Sapindacées) est l’un des arbres les plus plantés dans les jardins et les parcs. Le marronnier est reconnaissable à son feuillage, sa feuille palmée à 5 folioles est caractéristique. Le paysagiste apprécie le port majestueux du marronnier qu’il façonne facilement par un élagage approprié. Support idéal pour la pédagogie scolaire, le marronnier permet de comprendre la croissance des rameaux des arbres. Son fruit enfin, le marron est différent de la châtaigne (le fruit du châtaignier – Castanea sativa, Fagacées) avec lequel il ne doit pas être confondu.

Les marronniers, en Europe, sont actuellement victime d’un insecte, la mineuse du marronnier (Cameraria ohridella). 

Cette maladie s’est répandue à partir des zones aéroportuaires depuis une décennie. A partir du mois de mai, après le développement des feuilles au printemps, des taches brunâtres apparaissent à la surface supérieure des feuilles. Sur ces taches, l’épiderme est boursouflé. On y découvre une petite chenille (environ 5 à 7 mm de long) qui est la chenille d’un papillon (Cameraria ohridella), qui a pondu ses oeufs sous l’épiderme. La chenille se développe dans le parenchyme palissadique chlorophyllien de la feuille (lieu privilégié de la photosynthèse). Dès que les papillons apparaissent, l’attaque du marronnier s’intensifie. S’agissant d’une relation hôte/parasite, la biologie fondamentale de l’hôte est préservée, et en général quoique affaibli, le marronnier supporte la maladie.

Chez le marronnier, on constate que les branches les plus basses ont souvent tendance à pencher vers le sol.Ces branches respectent le principe d’acrotonie, à savoir que le bourgeon terminal qui se développe le plus avec une croissance plus ou moins horizontale. Le bourgeon terminal se développe en produisant une croissance en hauteur de la tige principale. Les deux bourgeons situés juste au dessous se développent également avec un angle caractéristique de l’espèce et donnent un aspect étagé à l’arbre.

Quand il n’est pas taillé, le marronnier est un arbre qui peut atteindre une très grande taille. Parce qu’il a été souvent planté en bordure de route ou de propriété, il est nécessaire d’élaguer le marronnier afin de limiter sa hauteur, en particulier à cause des fils électriques aériens. Les Marronniers (comme les tilleuls (Tilia platyphyllos, Tiliacées) et les platanes (Platanus sp. , Platanacées) supportent d’être élagués très fortement. Ils régénèrent ensuite rapidement un nouveau feuillage.

L’élagage est un métier exigeant, qui demande une grande expertise de paysagiste pour conserver le port majestueux du marronnier. En milieu naturel, nul besoin d’élagage. En revanche, dans un jardin ou un parc, il y a de nombreuses raisons d’élaguer un marronnier : La réduction de l’ombrage, la limitation de la quantité de feuilles et de marrons à ramasser à l’automne, la sécurité face au risque de chute de branches mortes, et l’esthétique et l’alignement dans un parc ou un jardin paysagé.

Un paysagiste comme Roots Paysages est en mesure d’élaguer les marronniers avec une taille mesurée et pondérée qui respecte le port de l’arbre. Pour éviter le pourrissement du bois du marronnier au niveau des plaies de coupe, Roots Paysages utilise lorsque cela est nécessaire des baumes cicatrisants. Les nacelles et plate formes élévatrices permettent de faciliter le travail des élagueurs. Roots Paysages effectue l’enlèvement des déchets de taille, et peut vous proposer un paillage pour vos massifs réalisé à l’aide des branches coupées lorsqu’elles sont saines.

En effectuant l’élagage du marronnier en hiver, les réserves naturelles de l’arbre sont préservées car le marronnier est à ce moment en repos végétatif. Il faut cependant recourir à un élagueur professionnel et compétent pour être sûr que les plaies de taille du marronnier soient bien soignées.